AEM et intermittent : comprendre la fin et l’arrivée des AER CS
L’AEM pour intermittent, ou Attestation Employeur Mensuelle, est un document essentiel pour les salariés du spectacle. Il permet, en effet, de justifier auprès de France Travail les informations liées à une activité : employeur, contrat, période d’emploi, heures ou cachets et salaire.
Cela dit, son fonctionnement évolue. En 2026, les AEM disparaissent progressivement au profit d’un système reposant davantage sur la DSN (Déclaration Sociale Nominative) et sur l’AER CS (Attestation Employeur Rematérialisée Cinéma Spectacle), avec une généralisation programmée pour janvier 2027.
Pour les intermittents, cette évolution change la manière dont les informations sont transmises et les justificatifs sont produits. Le suivi scrupuleux de ses contrats, de ses heures et de ses cachets reste donc encore plus important.
A quoi sert l’AEM pour intermittent ?
L’AEM est une attestation employeur mensuelle destinée à déclarer l’activité des salariés intermittents du spectacle relevant des annexes 8 et 10. Jusqu’à présent, l’employeur la transmettait à France Travail au plus tard le 15 du mois suivant la période d’emploi.
Ce document rassemble différentes données nécessaires au suivi de l’activité : identité de l’employeur et du salarié, dates du contrat, nombre d’heures ou de cachets, salaire et informations liées aux cotisations et à l’assurance chômage.
Ces données permettent à France Travail de prendre en compte les périodes d’activité dans l’examen des droits au chômage.
Pour calculer ses heures d’intermittent du spectacle et suivre l’évolution de ses droits, il reste donc utile de conserver une trace précise de chaque période d’activité.
L’intermittent n’a normalement pas à remettre lui-même son AEM à France Travail : l’employeur effectue la déclaration. Et sur demande de l’administration, produire ce document comme justificatif de l’activité.
Le salarié peut également vérifier son historique d’activité depuis son espace personnel, notamment dans la rubrique « Mes deux dernières années ».
Fin des AEM : qu’est-ce qui change pour les intermittents ?
Cela dit, les AEM sont en train de disparaître progressivement. En 2026, certains employeurs utilisent encore le système historique tandis que d’autres ont déjà basculé vers la nouvelle déclaration en DSN. La généralisation du dispositif étant prévue pour janvier 2027.
France Travail détaille les modalités actuelles dans sa page consacrée aux AEM et intermittents du spectacle.
Jusqu’ici, l’employeur devait gérer deux flux : la DSN, utilisée pour les déclarations sociales et les cotisations, et l’AEM destinée au suivi de l’activité par France Travail.
Avec le nouveau fonctionnement, la DSN devient la source des informations relatives à l’emploi et à la rémunération transmises à France Travail. À partir de ces données, France Travail produit une AER CS, ou Attestation Employeur Rematérialisée Cinéma Spectacle. Celle-ci remplace progressivement l’AEM.
Le changement concerne aussi la réception des justificatifs. Pour les contrats courts, plusieurs activités réalisées auprès d’un même employeur au cours d’un mois peuvent être regroupées sur une seule AER CS. Pour un contrat long couvrant plusieurs mois, l’attestation est produite à la fin du dernier mois concerné.
Pourquoi faut-il continuer à vérifier son activité malgré l’AER CS ?
La disparition d’un document administratif ne signifie pas que les données deviennent automatiquement exactes. Une erreur dans une déclaration peut toujours concerner une date, une période, un nombre d’heures, un cachet ou un salaire.
Le suivi des cachets des intermittents permet notamment de comparer les informations déclarées par l’employeur avec celles figurant sur le contrat et le bulletin de paie.
Le bon réflexe consiste toujours à conserver ses propres informations et à les comparer avec les documents disponibles : contrat de travail, bulletin de paie et données présentes dans son compte France Travail.
En cas d’erreur, en tant qu’intermittent, vous devez identifier précisément l’écart puis contacter votre employeur afin qu’une correction soit adressée à France Travail.
Cette vérification est d’autant plus utile que les informations déclarées servent au suivi de l’activité et peuvent entrer dans l’examen des droits à l’assurance chômage.
Pourquoi suivre ses contrats devient indispensable ?
Avec la fin progressive des AEM, disposer d’un historique personnel fiable prend encore plus de sens.
Un intermittent peut enchaîner plusieurs contrats, employeurs et productions, au cours d’un même mois, avec des dates, des heures et des cachets différents. Un système de suivi permet de conserver ces informations au fil de son activité, sans attendre la réception d’un justificatif ou l’apparition d’une donnée dans son espace France Travail.
Dans ce contexte, disposer d’une solution simple pour suivre sa situation d’intermittent du spectacle permet de conserver une vision claire de son activité, même lorsque les modalités de déclaration évoluent.
MesCachets permet justement de centraliser le suivi de vos contrats et de votre activité d’intermittent. En enregistrant vos emplois au fur et à mesure, il devient plus simple de retrouver vos périodes, contrôler votre nombre d’heures et de cachets et repérer rapidement une éventuelle erreur. Et comme toujours, vous pourrez simuler la pertinence d’un contrat en mesurant son impact sur vos paramètres d’indemnisation, déterminer la pertinence d’un examen anticipé et même obtenir une date préférentielle pour l’examen.
La fin des AEM ne signifie donc pas la fin du suivi : elle rend au contraire la conservation de vos propres données encore plus utile.
Questions ? Réponses
1. Quand les AEM vont-elles disparaître pour les intermittents ?
La disparition des AEM est progressive. En 2026, la transition vers le nouveau système est en cours chez les employeurs. La généralisation du dispositif reposant sur la DSN et l’AER CS est programmée à partir de janvier 2027.
2. Qu’est-ce qui remplace l’AEM pour un intermittent ?
L’AEM est progressivement remplacée par l’AER CS, ou Attestation Employeur Rematérialisée Cinéma Spectacle. Les informations sont transmises à France Travail à partir des données issues de la DSN (Déclaration Sociale Nominative). L’intermittent conserve toutefois ses contrats et bulletins de paie comme justificatifs de son activité.
3. Où retrouver une AEM sur France Travail ?
Lorsque l’ancien dispositif s’applique, les informations relatives aux activités déclarées sont consultables depuis le compte personnel France Travail. L’historique permet notamment de vérifier les périodes d’emploi enregistrées. Avec la généralisation du nouveau système, les modalités de consultation évoluent avec l’AER CS.
4. L’intermittent doit-il envoyer son AEM à France Travail ?
Non. Dans le fonctionnement actuel, c’est l’employeur qui transmet l’AEM à France Travail. Avec le nouveau dispositif, les données sont issues de la DSN et l’AER CS est générée à partir des informations transmises. Le salarié doit surtout vérifier que son activité a bien été déclarée et prise en compte.
5. Que faire en cas d’erreur sur une AEM ou une déclaration ?
Commencez par comparer les informations avec votre contrat et votre bulletin de paie : date, période, nombre d’heures ou de cachets, salaire et employeur. En cas d’erreur, contactez l’employeur afin qu’il puisse effectuer la correction nécessaire auprès de France Travail. Conservez les justificatifs et les échanges liés à la rectification.
6. Comment suivre ses heures et ses cachets sans AEM ?
La disparition progressive des AEM renforce l’intérêt d’un suivi personnel de son activité. En enregistrant ses contrats, heures, cachets et périodes au fil des emplois, vous disposez d’un historique fiable pour contrôler les données transmises à France Travail et suivre l’évolution de vos droits au chômage.
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