15 octobre 2026 MesCachets

Devenir intermittent du spectacle : les premiers pas

Vous souhaitez travailler dans le spectacle vivant, l’audiovisuel ou la musique et bénéficier du régime des intermittents du spectacle ?

Entre les contrats, les heures à comptabiliser, les cachets et les démarches auprès de France Travail, les premières étapes pour devenir intermittent du spectacle peuvent sembler complexes.

Voici les principaux repères pour comprendre les conditions d’accès à l’intermittence et préparer votre dossier.

Actualité France Travail :

France Travail propose des réunions en ligne consacrées aux premiers pas dans l’intermittence. Quatre webinaires d’une heure sont programmés les 5 et 19 novembre, puis les 3 et 17 décembre 2026. L’occasion de mieux comprendre le régime, les conditions d’accès et les démarches à prévoir avant de demander une indemnisation.

Consultez le programme et les modalités de participation sur le site Culture et Spectacle de France Travail.

Comprendre le régime intermittent du spectacle

L’intermittence n’est pas un statut professionnel indépendant, mais un régime spécifique d’assurance chômage destiné à certains artistes et techniciens du spectacle. Il concerne les salariés qui alternent les périodes d’emploi et les périodes sans contrat.

Deux annexes encadrent principalement ce dispositif :

  • L’annexe 10 pour les artistes ;
  • L’annexe 8 pour les ouvriers et techniciens.

Dans tous les cas, l’activité exercée, la fonction occupée et le secteur de l’employeur doivent répondre aux critères prévus par la réglementation.

À noter : les contrats à durée déterminée d’usage (CDDU) sont fréquents dans ces métiers. Toutefois, travailler ponctuellement dans le spectacle ne suffit pas à ouvrir automatiquement des droits à l’indemnisation.

Quelles conditions faut-il remplir pour devenir intermittent ?

Pour demander une ouverture de droits au titre des annexes 8 ou 10, il faut notamment justifier d’au moins 507 heures de travail ou assimilées sur les 12 mois précédant la fin de contrat retenue pour l’examen du dossier.

Le décompte varie selon l’activité :

  • Les heures des ouvriers et techniciens sont comptabilisées en heures réelles ;
  • Pour les artistes, la rémunération peut être déclarée en heures ou en cachets, chaque cachet étant généralement retenu à hauteur de 12 heures pour cette recherche d’affiliation.

Certaines périodes de formation, d’enseignement ou d’arrêt peuvent également être prises en compte, mais uniquement sous conditions. Toutes les heures travaillées, tous les emplois et toutes les formations ne sont donc pas automatiquement éligibles.

À savoir : les 507 heures ne constituent pas l’unique critère. L’inscription à France Travail et les autres conditions d’accès à l’allocation chômage doivent aussi être vérifiées. La situation personnelle et le parcours professionnel peuvent également modifier les démarches à effectuer.

Comment comptabiliser vos heures et préparer vos démarches ?

Dès vos premiers contrats, prenez l’habitude de suivre votre activité. Un suivi régulièrement mis à jour peut, en effet, vous aider à noter les dates de travail, les employeurs, les fonctions exercées, les heures effectuées et les cachets déclarés. Gardez également une trace des fins de contrat pour suivre votre période de référence.

Nous vous conseillons aussi de conserver vos contrats de travail, vos bulletins de salaire et les attestations employeur mensuelles (AEM) lorsqu’elles s’appliquent à votre activité. En faisant attention à ce que les informations déclarées correspondent bien aux périodes travaillées. En cas d’erreur ou de document manquant, contactez votre employeur pour régulariser la situation.

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Avant de vous inscrire ou de demander une allocation, vérifiez le nombre d’heures réunies et les règles correspondant à votre situation. Le moment de l’inscription auprès de France Travail peut, en effet, avoir des conséquences sur les droits mobilisables si vous relevez aussi du régime général. Si vous êtes déjà inscrit ou indemnisé, renseignez-vous sur les démarches adaptées à votre dossier avant de prendre une décision.

Pour consulter les conditions officielles et les démarches selon votre profil, rendez-vous sur la page France Travail consacrée à l’ouverture des droits des intermittents du spectacle.

Vos premiers pas dans l’intermittence : la checklist

Avant d’effectuer vos démarches, prenez quelques minutes pour vérifier les points suivants :

  • Vérifier que votre métier, votre fonction et votre employeur entrent dans le champ des annexes 8 ou 10 ;
  • Recenser les contrats et les périodes de travail susceptibles d’être retenus ;
  • Mettre à jour le décompte de vos heures et de vos cachets ;
  • Rassembler vos contrats, bulletins de salaire et AEM ;
  • Repérer la fin de contrat prise en compte et vérifier votre période de référence ;
  • Consulter les conditions d’inscription et d’ouverture des droits auprès de France Travail.

Cette checklist facilite la préparation de votre dossier, mais ne garantit pas l’obtention de l’allocation : seule l’étude de votre situation permet de confirmer votre éligibilité.

Avancer étape par étape

Vous l’avez compris : devenir intermittent du spectacle demande de comprendre les règles, de suivre votre activité et de conserver les bons justificatifs. En anticipant le décompte de vos heures et vos démarches, vous aborderez plus sereinement l’ouverture de vos droits.

D’ailleurs, parce que les premières démarches soulèvent souvent des questions sur les cachets, les contrats, les heures prises en compte ou les règles d’indemnisation, MesCachets.com vous propose de nombreuses informations via notamment nos différents articles de blog. Cela afin de vous aider à mieux comprendre ces notions et à retrouver les informations utiles à votre parcours.

Vous pouvez également consulter les ressources dédiées aux démarches et aux conditions d’accès au régime avant de préparer votre dossier. En complément, France Travail reste l’interlocuteur de référence pour vérifier votre situation et déterminer vos droits.

Questions ? Réponses

1. Combien d’heures faut-il pour devenir intermittent du spectacle ?

Il faut généralement justifier de 507 heures de travail ou assimilées sur une période de référence de 12 mois pour demander l’ouverture de droits au titre des annexes 8 ou 10. Les règles de décompte varient selon l’activité exercée et certaines conditions complémentaires s’appliquent.

2. Quelle est la différence entre les annexes 8 et 10 ?

L’annexe 8 concerne principalement les ouvriers et techniciens du spectacle, tandis que l’annexe 10 s’adresse aux artistes. Le choix de l’annexe dépend de la fonction réellement exercée et des règles applicables à l’emploi déclaré.

3. Tous les contrats dans le spectacle comptent-ils pour les 507 heures ?

Non. L’activité doit entrer dans le champ du régime et répondre aux conditions prévues. Les contrats, bulletins de salaire et attestations employeur mensuelles (AEM) sont utiles pour vérifier les périodes déclarées et justifier les heures retenues.

4. Peut-on devenir intermittent du spectacle sans avoir encore 507 heures ?

Vous pouvez commencer à travailler dans le secteur avant d’avoir atteint ce seuil. En revanche, l’ouverture de droits au titre du régime intermittent nécessite de satisfaire aux conditions applicables, dont le seuil d’heures requis. Il est utile de suivre votre activité dès vos premiers contrats.

5. Quand faut-il s’inscrire à France Travail pour devenir intermittent ?

Le bon moment dépend de votre parcours et de votre situation d’indemnisation. Une inscription ou une demande effectuée avant d’avoir réuni les heures nécessaires peut avoir des conséquences sur l’examen de vos droits. Consultez France Travail avant d’engager vos démarches si vous avez un doute.

6. Quels documents conserver pour préparer son dossier d’intermittent ?

Conservez vos contrats de travail, bulletins de salaire, attestations employeur mensuelles (AEM) et tout justificatif utile concernant votre activité. Un suivi des heures, des cachets, des employeurs et des dates de fin de contrat facilite le contrôle de votre période de référence.

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